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Métaphores,
des images au travail |
( extrait du livre à paraître de Dominique Lamari
: le tri dans l`héritage familial et la colline aux aïeux)
<< On a tous une image de soi qui apparaît, parfois
spontanément, pendant de simples discussions ou réflexions
du quotidien. De ces moments où l'on se dit, où l'on
dit aux autres, « c'est comme si j'étais.. »,
remplissant ces trois petits points par un résumé
vivant, de notre état, de nos sensations, de notre représentation
de nous-même dans ce monde ou ce système qui nous entoure.
Alors que bien des gens pensent que leur créativité
est réduite au minimum, que c'est une capacité développée
surtout chez les artistes, les écrivains, etc. il est bon
de se remémorer ces moments-là où nous sommes,
finalement, quelque chose de bien sympa dont nous ne sommes pas
tout le temps conscients.
La créativité fait partie de pratiquement chaque
instant de notre vie et être dans la croyance inverse est
un obstacle à l'utilisation de nombreuses ressources. Dès
qu'on pense, on crée. A tout instant on la sollicite :
Savoir où j'ai rangé ce papier. L'aurais-je mis dans
le premier tiroir ou le second ? Voyons, dans le premier ce
ne serait pas logique et je ne m'imagine pas
, donc c'est plutôt dans le second qui contient
le même type de papier. Mince, je suis en retard, quelle tête
va faire mon collègue en m'attendant, je le
vois d'ici .. Et j'imagine
les conséquences s'il est de mauvaise humeur, s'il conduit
vite pour aller à ce rendez-vous.. etc.
Combien d'images mentales venez-vous de vous construire en lisant
les lignes précédentes ? Combien d'expériences
de ce genre avez-vous vécues dans les dernières quarante
huit heures ?
Alors que peut-on faire de tout cela lorsque l'on a construit
sa métaphore personnelle ? Secouer peu à peu ces images
souvent issues d'expériences et d'héritages poussiéreux ?
Sélectionner, avec le regard des autres et la transformation
de sa perception, en toute conscience et dans le bonheur de commencer
de vrais choix, ce qui en vaut la peine dans ces coups de folies,
d'espoirs et de désespoirs, de grands bonheurs et de petites
vérités (à moins que ce ne soit l'inverse…)
qui transparaissent à travers ces représentations.
Mais cela ne se fera qu'à travers l'expérience et
je ne suis pas en train de dire qu'il suffit d'y penser et d'entendre
de jolies phrases pour changer sa vie. Juste un peu déséquilibrer
l'ensemble, pour commencer.
Bizarreries que ces images-là. Elles surgissent souvent
sans commande au quotidien. Et l'on peut s'en servir. Elles sont
parfois obsédantes, révélatrices, destructrices
ou constructrices. Mais dans tous les cas, on peut les faire évoluer,
les utiliser pour avancer dans notre vie. Cela se fait quelquefois
spontanément, avec le temps. Par exemple telle personne disant
qu'à vingt ans elle se sentait « comme un oiseau
sur la branche », et qu'aujourd'hui seulement elle commence
« à prendre son envol ».
Alors qui sommes nous donc à travers nos images ? Quelles
sont ces représentations de nous à travers ce que
l'on tricote, détricote, retricote tout au long de notre
vie, croyant souvent ainsi nous constituer une image unique, dans
le meilleur cas. Et si tout cela était plus qu'une illusion
magistrale, mais une tentative de rêve, puis de projet, et
finalement de réalité ?
Ces images contiennent généralement une très
grande quantité de ressources .Mais souvent nous ne savons
pas et ne cherchons à nous en servir. Nous en faisons tous
l'expérience de façon spontanée et plus ou
moins consciente. Qui ne s'est jamais retrouvé à rêver
d'une image qui s'est imposée ? A rêver les yeux
ouverts, dans un état plus ou moins hypnotique, apportant
spontanément des modifications, des commentaires, des évolutions
en fonction de son imagination, de la projection de ses désirs
ou besoins, vérifiant au fur et à mesure le changement
des ressentis. Qu'est cela, sinon un travail spontané de
constat puis recherche de ressources à travers son imaginaire,
sa créativité et son inconscient ?
Dans le vaste réservoir de notre inconscient, existeraient
à peu près toutes les ressources dont nous avons besoin,
quelques soient les expériences auxquelles nous nous confrontons.
Ces ressources sont quelquefois tellement intégrées
aux expériences elles-mêmes qu'on peut avoir du mal
à les en dissocier, et donc parfois tout simplement à
les repérer. Comment alors savoir qu'elles existent en nous ?
On les sent parfois confusément, mais notre esprit est ainsi
fait, et notre culture le renforce, que ce n'est pas parce qu'on
sent qu'on sait… Et pourtant ! Peut-être qu'on sait effectivement,
mais comme on ne sait pas qu'on sait ni comment on sait, et ce que
l'on sait vraiment précisément, alors on croit savoir
qu'on ne sait pas. Facile, non ?
Ça , c'est quand la croyance négative a pris le dessus,
bien évidemment. Mais quelques intuitifs et autres ont bien
perçu qu'il existait une autre approche de nos ressources
et qu'on devait bien avoir, au fond de soi, dans le réservoir,
des outils fort utiles à ceux qui savent aller les dénicher.
Comme par hasard, lorsqu'on laisse nos « rêveries »
s'exprimer dans les moments où l'on est un peu en panne de
ressources, il se passe des choses fort intéressantes. Mais
déguisées. A ceux qui accueillent ces rêveries
spontanément et savent en cueillir les fleurs du bien sans
se poser de questions, la vie peut parfois sourire de façon
fort indécente. Mais pour la catégorie de ceux qui
n'ont pas le mode d'emploi : c'est d'une injustice terrible.
Il y aurait donc des personnes qui auraient accès à
leurs ressources sans conscience ni effort, récoltant ainsi
les fruits de l'existence parce qu'ils se laissent porter par leurs
métaphores plus facilement que d'autres, comme une espèce
de don. Et il y a ceux qui doivent apprendre. Pire, il y a ceux
qui ne voudront jamais apprendre parce que, par exemple, ça
n'est pas rationnel. Et c'est vrai, ça n'est pas totalement
rationnel. Et cela vaut la peine de s'interroger sur le comment
ça marche pour ceux chez qui ça marche.>>
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